Pourquoi vos emails arrivent en spam
Les messageries comme Gmail, Outlook ou Yahoo reçoivent chaque jour des quantités d’emails frauduleux. Pour trier, elles se posent une question simple : cet email vient-il vraiment de l’expéditeur qu’il prétend être ?
Si votre domaine ne permet pas de le vérifier, le doute joue contre vous. Vos emails peuvent alors être classés en indésirables, voire refusés. C’est tout l’enjeu de la délivrabilité email : faire en sorte que vos messages arrivent en boîte de réception.
Trois mécanismes permettent d’authentifier son domaine : SPF, DKIM et DMARC. Ils se configurent dans la zone DNS de votre nom de domaine, c’est-à-dire l’annuaire qui dit au monde où se trouvent votre site et vos emails.
SPF : la liste des serveurs autorisés
SPF (Sender Policy Framework) est une liste publique des serveurs autorisés à envoyer des emails pour votre domaine. Quand un email arrive, la messagerie du destinataire vérifie que le serveur d’envoi figure bien sur cette liste.
Deux règles à connaître :
- un seul enregistrement SPF par domaine. Si vous utilisez plusieurs services (votre messagerie, Brevo, votre CRM, votre boutique en ligne), ils doivent tous être regroupés dans le même enregistrement. Deux enregistrements SPF, c’est une erreur fréquente qui rend SPF invalide ;
- pas plus de 10 recherches DNS. Chaque service ajouté (via la mention « include ») en consomme une ou plusieurs. Au-delà de dix, la vérification échoue.
Un SPF qui grossit au fil des années mérite donc un petit ménage de temps en temps.
DKIM : une signature sur chaque email
DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature numérique à chaque email envoyé. La clé qui permet de vérifier cette signature est publiée dans votre DNS. La messagerie du destinataire contrôle ainsi que l’email vient bien de vous et n’a pas été modifié en route.
Chaque service qui envoie en votre nom doit avoir son propre DKIM : votre messagerie d’une part, votre outil d’emailing d’autre part. Dans Brevo ou Mailchimp, l’outil vous fournit les enregistrements à ajouter lors de l’authentification du domaine.
DMARC : la consigne en cas d’échec
DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance) s’appuie sur SPF et DKIM. Il dit aux messageries quoi faire si un email échoue aux vérifications, grâce à une politique :
- p=none : ne rien bloquer, simplement observer ;
- p=quarantine : placer les emails suspects en indésirables ;
- p=reject : les refuser.
DMARC permet aussi de recevoir des rapports (via la mention « rua ») qui indiquent quels serveurs envoient des emails avec votre domaine. C’est précieux pour repérer un outil oublié… ou une usurpation.
La bonne méthode est progressive : commencez en p=none, lisez les rapports, corrigez les envois légitimes qui échouent, puis passez à quarantine et enfin à reject. Aller trop vite peut bloquer vos propres emails, par exemple ceux d’un formulaire de site mal configuré.
Ce que Gmail et Yahoo exigent depuis 2024
Depuis février 2024, Gmail et Yahoo ont renforcé leurs règles pour les expéditeurs en volume (pour Google, ceux qui envoient plus de 5 000 messages par jour vers des adresses Gmail). Ils doivent notamment :
- authentifier leurs envois avec SPF et DKIM ;
- publier un enregistrement DMARC ;
- proposer une désinscription en un clic dans leurs emails marketing ;
- garder un taux de plainte bas : Google cite 0,3 % comme seuil à ne pas dépasser.
Même en dessous de ces volumes, suivre ces règles est la meilleure façon d’éviter que vos emails arrivent en spam.
L’authentification ne fait pas tout. SPF, DKIM et DMARC sont la base, mais la délivrabilité dépend aussi de vos pratiques :
- envoyez à des contacts qui ont accepté de vous recevoir ;
- nettoyez votre base : adresses invalides, contacts inactifs depuis longtemps ;
- rendez la désinscription facile : mieux vaut un désinscrit qu’une plainte ;
- montez en charge progressivement si vous changez d’outil d’envoi.
Si vous utilisez Brevo, notre guide sur les réglages Brevo après la souscription détaille la démarche pas à pas.
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